Le CNNR s’associe à cette journée internationale avec une sensibilité particulière sur la question des mineurs isolés. Parce que leur reconnaissance en tant que mineurs est une longue course d’obstacles, leurs droits en tant qu’enfants sont bafoués. Ils sont victimes du sans-abrisme et du non-accès à l’éducation, ils n’ont ni accompagnement, ni protection et font face à de nombreux obstacles dès lors qu’ils sont malades.
Et pourtant l’alinéa 11 du Préambule de la Constitution de 1946 précise que « [La Nation] garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé ». L’AME (Aide Médicale d’Etat) est normalement accordée sans délai pour les mineurs et les Permanences d’Accès aux Soins de Santé (PASS), ainsi que les services d’urgence leur sont normalement ouverts. Malgré ces dispositifs les mineurs isolés font face à de nombreux refus de prise en charge.
A notre constitution de 1946, issue des travaux du Conseil national de la Résistance, il faut aussi mentionner les travaux de la CIDE, la Convention internationale des Droits de l’Enfant, dont vous trouverez les 54 articles ici, sur le site de l’UNICEF.
Retrouvez, dans notre blog et nos évènements, les actions auxquelles nous avons participé : procès des politiques de l’enfance en novembre 2024 et soutien aux jeunes du parc de Belleville à Paris ; et, ci-dessous, le fanzine réalisé avec les mineurs non accompagnés qui ont occupé un kiosque à Marseille cet été et y expriment, en paroles et en dessins, leur quotidien.
Plus que jamais nous portons la réflexion engagée par Raymond Millot « sur le statut du vivant, des personnes, en particulier des femmes et des enfants, à qui l’on assigne, depuis des « millénaires », un statut d’objet (philosophiquement « ce qui est pensé »), et du combat mené pour acquérir le statut de sujet (« qui est ce qui pense ») dans BIFURQUER – CHANGER L’ORDRE MILLENAIRE.