Biennale 2024 de l'Education

La 4e Biennale internationale de l’Education nouvelle

Le collectif Convergence(s) pour l'Education nouvelle vous donne rendez-vous pour la 4ème Biennale internationale de l'Education nouvelle, qui aura lieu du 30 octobre au 2 novembre à Nantes, pour se rencontrer, confronter, échanger, débattre, partager.

Le monde va mal : dérèglement climatique (et action insuffisante des gouvernants), guerres, montée des totalitarismes, augmentation de la misère, mise à mal des services publics, dénigrement de l’école publique et des enseignants… cela se passe tout autant sur le plan économique que symbolique atteignant ainsi le sens de l’humain…

Deux exemples possibles ont été donnés dans le groupe :

– le manque de moyens donnés à la santé psychiatrique et le retour de l’image du fou comme danger public (à interner / à emprisonner) ;

– la déshérence de la formation et la fabrication d’exécutants qui sont des techniciens ne s’interrogeant parfois que trop peu sur le sens de leur action.

Au-delà des actions de nos gouvernants, du poids des lobbys et des partis de droite, voire d’extrême droite, nous portons une part de responsabilité dans cette situation. Nombre d’électeurs du RN sont passés par des institutions où nous travaillons, tous par l’école. Les souffrances qu’ils ont endurées ne sont pas pour rien dans leur vote.

Il ne s’agit pas de faire un mea culpa mais de se livrer à l’analyse la plus précise des mécanismes en cause afin de pouvoir lutter de manière plus efficace.

De quoi peut-il s’agir ? En vrac : les divisions politiques, syndicales, pédagogiques…une résistance insuffisante, une attention insuffisante à la maltraitance institutionnelle, une contribution -même involontaire- aux mécanismes de sélection, des territoires où nous sommes trop peu présents (la jeunesse de la ruralité), l’inadaptation de certains de nos discours, le règne de l’entre soi…

Alors que faire ? Résister sans doute comme certains s’y sont engagés. C’est important. Et, de ce point de vue, il existe mille manières de le faire, même de manière « micro » comme nos amis hongrois ou italiens le font. Mais si nous ne faisons que cela (être contre), comme nous le faisons depuis un trop long moment, nous continuerons à perdre la bataille des idées.

Il est peut-être temps de reprendre la main sur cette bataille des idées, en remobilisant, en reconstruisant. En ouvrant à d’autres modèles de vie sociale qui fassent que la vie vaut le coup d’être vécue, qu’elle peut être autre chose qu’une suite d’épreuves. Donc proposer un autre monde et montrer que cela peut être possible.

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